mardi 1 décembre 2009

Tanja Keller dans POE+



Des antonymes

La joie du soleil par le matin.
Tes lèvres sur mes lèvres à l'aube.
Ton cheveu frisé
et l'ombre qui a crû dans ton visage
durant la nuit.
Un café, avant qu'un nouveau jour ne commence.
Les caractères qui forment le mot "routine".
Quand la routine est synonyme du bonheur.


(Antónimos
La alegría del sol de la mañana.
Tus labios en mis labios al amanecer.
Tu cabello rizado
y la sombra que ha crecido en tu rostro
durante la noche.
Un café, antes de que comience el día.
Los caracteres que forman la palabra “rutina”.
Cuando la rutina es el sinónimo de la felicidad.
Traducción de José Manuel Gallardo Parga)



Tanja Keller

dimanche 29 novembre 2009

Dimanche


Les week-ends sont toujours égaux dans la ville.
Il vaut d'aboutir plus au champ, de contempler la nature, de tourner le dimanche par l'après-midi ayant respiré un nouvel air, un air pur, les molécules de végétation changées d'oxygène qui remplissent l'esprit d'énergie pour la semaine qu'i commence.

mardi 24 novembre 2009

Chaque nuit


Chaque nuit le même:
la fenêtre,
la fumée de la cigarette,
de l'attente insupportable,
des lumières qui s'éteignent
quand le jour
approchète.

Chaque nuit le même:
le téléviseur allumé,
les pages des revues,
des films insupportables.

Chaque jour le même:
l'attente dans la nuit
qui le fait supportable.


T&M

vendredi 20 novembre 2009

Une flamme


Tu te montres lentement, lent,
comme mes mots le font par le stylo;
on ne peut pas te vouloir,
tu es une flamme.


T&M

jeudi 19 novembre 2009

Bruno Jordán


Brujo Jordán (Murcie, Espagne, 1958)

Une poétique

La poésie est dans la vie; le reste ce sont des traces, des poèmes.









TÉMÉRAIRE


Après avoir écrit
et de le relire lentement
en articulant syllabe à syllabe,
en constatant lettre par lettre
qui me plaît vivre,
la vie, qui me traîne

... il a suivi sans moi importer beaucoup
cette certitude
avec laquelle on me la retirait.

mercredi 18 novembre 2009

Nous sommes au retour.


Nous sommes au retour

lundi 16 mars 2009


Quand le temps passe lentement, les heures sont tristes chevaux blessés, les minutes sont crabes qui ne trouvent pas la plage qui ne rêvent pas déjà de la mer; les secondes sont une éternité, galaxies qui heurtent, une lumière électrique perdue dans l'espace.

La lumière du printemps est encore lointaine, et nous ne comprenons pas comment ils font sauter les insectes perdus dans l'admósfera d'un soleil qu'ils ne comprennent pas.

Les rues sont horloges qui ne mesurent pas le temps, mais ils le trompent dans les pas qui équivalent aux secondes en heurtant dans les talons de chaussure de quelques chaussures précieuses rouges que nous n'aurons jamais.

samedi 7 février 2009

La fenêtre


La fenêtre

Par la fenêtre d'une chambre qui n'existe pas
on peut voir le lieu où les touristes s'embrassent
et font des photos.

Par la fenêtre d'une chambre qui n'existe pas
on peut voir tomber la pluie
sur les rues les plus fréquentées de la ville.

Par la fenêtre d'une chambre qui n'existe pas
le soleil du printemps arrive avant .

Par la fenêtre de mon chambre
on ne peut pas voir les rues,
mais à l'intérieur de cette chambre de petites fenêtres
tu es.


Tanja et Monique

vendredi 30 janvier 2009

Cristina Falcón

Cristina Falcón (Trujillo, Venezuela) a publié Premura sagrada (1986) et Memoria errante (2008)
















Nous émigrons
les plus retardataires
des oiseaux maladroits
sans habitacle.

De l'avoir su
nous n'aurions changé pour rien du monde
cette terre
cette boue sous nos pieds.

***

Le calme ne sert de rien
s'il n'y a pas de tranquillité.
Le paradis, de rien
si on est un seul passage.


Traduction Tanja et Monique.

mercredi 21 janvier 2009

Tes yeux


Chez Nous les murs sont impénétrables.
Les yeux de la personne aimée sont petites fentes.
Ils sont petits trous qui sont ouverts dans le mur
et laissent entrer brièvement la lumière.
L'obscurité est un mur de tristesse devant les yeux
quand les fenêtres sont seules trous
quand la lumière n'existe pas
quand tes yeux
tes yeux
tes yeux
tes yeux
se ferment.



Tanja et Monique

jeudi 8 janvier 2009

Amalia Bautista


Amalia Bautista (Madrid, 1962), a publié Cárcel de amor (1988), La mujer de Lot y otros poemas (1995), Cuéntamelo otra vez (1999), Hilos de seda (2003), Luz del mediodía. Antología poética (2007).







Compte-le-moi de nouveau


Compte-le-moi de nouveau, il est si beau
que je ne me fatigue jamais de l'écouter.
Répète-moi de nouveau que la paire
du conte a été heureuse jusqu'à la mort,
qu'elle n'a pas été infidèle
que il non plus ne l'a trompée jamais.
Et n'oublie pas dont, malgré le temps et les problèmes,
ils continuaient s'embrasser chaque nuit.
Racompte-le-moi mille fois, s'il vous plaît:
c'est la plus belle histoire que je connais.


Traduction: Tanja et Monique.

lundi 5 janvier 2009

José Luis Piquero



José Luis Piquero (Asturies, 1967) a publié trois livres de poèmes : Las ruinas(1989), El buen discípulo (1992) et Monstruos perfectos (1997) Selección nacional (1995), Generación del 99 (1999), 10 menos 30 (1997) et Poesia espanhola, años 90 (2000). Il écrit critique d'art dans des moyens distincts.





Des survivants


Personne ne nous a appris ce qui était le correct
ni que la vie, bien administrée,
était merveilleuse.

La moitié de nous a été perdue dans le chemin,
en essayant d'entendre les choses les plus simples.


C'est sûr que la vie était merveilleuse,
mais nous marchons et marchons
et ce chemin ne se termine jamais.


Traduction de Tanja et Monique

dimanche 28 décembre 2008

Marcos Tramón



Marcos Tramón, Escombros. Llibros del Pexe, Oviedo 1996.









L'AMOUR COMME ÇA

Je déteste tomber amoureux
de toi de cette façon,
avec cet amour si grave et si profond.
Un jour,
quand tu ne t'attendras pas à cela,
je te détesterai avec une haine plus profonde
que l'amour et plus grave.
Comme on dit que détestent
ceux qui ont aimé tant.




Traduction Tanja et Monique

dimanche 14 décembre 2008

Poésie et pensée.


Nous sommes en train de repenser la poésie et de lire nouveaux poètes que traduire.


Bref nous suivons avec vous.


T & M.

mercredi 26 novembre 2008

Juan Larrea

JUAN LARREA (1895-1980) est l’un des représentants les plus singuliers des avant-gardes hispaniques. Son seul recueil de poèmes, Versión celeste fut publié pour la première fois en Italie en 1969 et en Espagne une année plus tard. La parution tardive de ce livre s’explique aussi bien par le mépris de l’auteur vis-à-vis de la gloire littéraire que par son exil après la Guerre Civile (1936-1939).

RAISON

Succession de sons éloquents mus à éclat, poème
est cela
et cela
et cela.
Et cela qui arrive à moi en qualité d'une innocence aujourd'hui
qui existe
parce que j'existe
et parce que le monde existe
et parce que les trois nous pouvons cesser d'exister correctement.




Traduction Tanja et Monique.

dimanche 16 novembre 2008

TAPAS BAR


TAPAS BAR

Quelques bières sur la table.

Le goût des olives dans la langue
dans ma langue
dans ta langue
dans nos bouches.

Les baisers sont colombes
qui volent sur la tour de la cathédrale
en cherchant le chemin de la rivière
Les bars se remplissent
des amants qui s'embrassent
et pensent que ce sont des colombes
sur le Guadalquivir.



Tanja et Monique


La photo, de ce blog.

vendredi 7 novembre 2008

Photos (I)

Grenade

Seville





jeudi 23 octobre 2008

Gloria Gil Romera



Gloria Gil Romera (Madrid, Espagne, 1983) A étudié Philologie Hispanique dans l'Université d'Alcala. Elle a écrit : Los perdedores están ganando, Cartas de ida y sin vuelta et Poemas de dominio público (2007). Ses poèmes apparaissent dans l'anthologie 23 Pandoras.




GODOT ATTEND AUSSI

Godot attend aussi,
dans la taverne de Reina Victoria
attend son tour en prenant une bière.

Il a déjà succédé,
comme nous avons su depuis le principe des temps,
cela passe.

Déjà ma maison est vendue et les enchérisseurs
sont cruels dans son innocence de naufragés
qui ont perdu et maintenant ils voudraient gagner
de n'importe quelle façon, n'importe quelle chose.

Ils font ses paris.

Godot attend aussi,
non en vain l'espérance
n'est plus qu'une condamnation.




Traduction Tanja & Monique