vendredi 30 janvier 2009

Cristina Falcón

Cristina Falcón (Trujillo, Venezuela) a publié Premura sagrada (1986) et Memoria errante (2008)
















Nous émigrons
les plus retardataires
des oiseaux maladroits
sans habitacle.

De l'avoir su
nous n'aurions changé pour rien du monde
cette terre
cette boue sous nos pieds.

***

Le calme ne sert de rien
s'il n'y a pas de tranquillité.
Le paradis, de rien
si on est un seul passage.


Traduction Tanja et Monique.

mercredi 21 janvier 2009

Tes yeux


Chez Nous les murs sont impénétrables.
Les yeux de la personne aimée sont petites fentes.
Ils sont petits trous qui sont ouverts dans le mur
et laissent entrer brièvement la lumière.
L'obscurité est un mur de tristesse devant les yeux
quand les fenêtres sont seules trous
quand la lumière n'existe pas
quand tes yeux
tes yeux
tes yeux
tes yeux
se ferment.



Tanja et Monique

jeudi 8 janvier 2009

Amalia Bautista


Amalia Bautista (Madrid, 1962), a publié Cárcel de amor (1988), La mujer de Lot y otros poemas (1995), Cuéntamelo otra vez (1999), Hilos de seda (2003), Luz del mediodía. Antología poética (2007).







Compte-le-moi de nouveau


Compte-le-moi de nouveau, il est si beau
que je ne me fatigue jamais de l'écouter.
Répète-moi de nouveau que la paire
du conte a été heureuse jusqu'à la mort,
qu'elle n'a pas été infidèle
que il non plus ne l'a trompée jamais.
Et n'oublie pas dont, malgré le temps et les problèmes,
ils continuaient s'embrasser chaque nuit.
Racompte-le-moi mille fois, s'il vous plaît:
c'est la plus belle histoire que je connais.


Traduction: Tanja et Monique.

lundi 5 janvier 2009

José Luis Piquero



José Luis Piquero (Asturies, 1967) a publié trois livres de poèmes : Las ruinas(1989), El buen discípulo (1992) et Monstruos perfectos (1997) Selección nacional (1995), Generación del 99 (1999), 10 menos 30 (1997) et Poesia espanhola, años 90 (2000). Il écrit critique d'art dans des moyens distincts.





Des survivants


Personne ne nous a appris ce qui était le correct
ni que la vie, bien administrée,
était merveilleuse.

La moitié de nous a été perdue dans le chemin,
en essayant d'entendre les choses les plus simples.


C'est sûr que la vie était merveilleuse,
mais nous marchons et marchons
et ce chemin ne se termine jamais.


Traduction de Tanja et Monique