jeudi 23 octobre 2008

Gloria Gil Romera



Gloria Gil Romera (Madrid, Espagne, 1983) A étudié Philologie Hispanique dans l'Université d'Alcala. Elle a écrit : Los perdedores están ganando, Cartas de ida y sin vuelta et Poemas de dominio público (2007). Ses poèmes apparaissent dans l'anthologie 23 Pandoras.




GODOT ATTEND AUSSI

Godot attend aussi,
dans la taverne de Reina Victoria
attend son tour en prenant une bière.

Il a déjà succédé,
comme nous avons su depuis le principe des temps,
cela passe.

Déjà ma maison est vendue et les enchérisseurs
sont cruels dans son innocence de naufragés
qui ont perdu et maintenant ils voudraient gagner
de n'importe quelle façon, n'importe quelle chose.

Ils font ses paris.

Godot attend aussi,
non en vain l'espérance
n'est plus qu'une condamnation.




Traduction Tanja & Monique

mercredi 22 octobre 2008

Destination: L'Andalousie

La proche destination: l'Andalousie.


Une semaine en route philologique par l'Andalousie, que nous savons qui sera une semaine de gastronomie, d'amitié reopposée et de littérature, beaucoup de littérature.

Raphaël, un ami très aimé, nous recevra à Grenade. Avec lui, et à la rencontre de notre amie Raquel, nous passerons la plupart du temps à Séville.


Nous promettons donner des nouvelles de tout celui que nous découvrons.


Pour l'instant, nous les laissons avec ce poème de Jules Verne:







Connaissez-vous mon Andalouse


Connaissez-vous mon Andalouse,
Plus belle que les plus beaux jours,
Folle amante, plus folle épouse,
Dans ses amours, toute jalouse,
Toute lascive en ses amours!
rai dieu ! de ce que j'ai dans l'âme,
Eussé-je l'enfer sous mes pas,
Car un mot d'amour de ma dame
A seul allumé cette flamme,
Mon âme ne se plaindra pas!
C'est que ma belle amante est belle,
Lorsqu'elle se mire en mes yeux!
L'étoile ne luit pas tant qu'elle,
Et quand sa douce voix m'appelle,
Je crois qu'on m'appelle des Cieux!
C'est que sa taille souple et fine
Ondule en tendre mouvement,
Et parfois de si fière mine,
Que sa tête qui me fascine
Eblouit comme un diamant!
C'est que la belle créature
Déroule les flots ondoyants
D'une si noire chevelure
Qu'on la couvre, je vous jure,
De baisers tout impatients!
C'est que son oeil sous sa paupière
Lance un rayon voluptueux,
Qui fait bouillir en mon artère,
Tout ce que Vénus de Cythère
Dans son sein attise de feux!
C'est que sur ses lèvres de rose
Le sourire de nuit, de jour
Brille comme une fleur éclose
Et quand sur mon coeur il se pose,
Il le fait palpiter d'amour!
C'est que lorsqu'elle m'abandonne
Sa blanche main pour la baiser,
Que le ciel se déchaîne et tonne,
Que m'importe, - Dieu me pardonne,
Il ne peut autant m'embraser!
C'est que sa bouche bien-aimée
Laisse tomber comme une fleur
Douce haleine parfumée,
Et que son haleine embaumée
Rendrait aux roses leur couleur!
C'est que sa profonde pensée
Vient se peindre en son beau regard,
Et que son âme est caressée,
Comme la douce fiancée
Quand l'amant vient le soir bien tard!
Allons l'amour, les chants, l'ivresse!
Il faut jouir de la beauté!
Amie ! oh que je te caresse!
Que je te rende, ô ma maîtresse,
Palpitante de volupté!
Oh ! viens ! viens toute frémissante,
Qu'importe qu'il faille mourir,
Si je te vois toute expirante
Sous mes baisers, ma belle amante,
Si nous mourons dans le plaisir!

dimanche 19 octobre 2008

Fin

Ils se sont terminés, les jours de rêve et de bonheur dans Villefranche!
Nous n'avons pas encore défait les valises à Paris et déjà nous sentons de la nostalgie par Villefranche.
Dans nos souvenirs tous ces jours passés seront encore présents un peu plus du temps. Et quand ils se convertiront en passé, ce sera le passé merveilleux auquel recourir les nuits les plus froides de l'hiver: un passé en face du soleil, en face de la mer, sans rien à faire -vivre excepté-.
Vivre avec le soleil dans le visage, avec la brise marine et avec le bonheur en parcourant le chemin de notre corps.
Ils se sont terminés, les jours de bonheur et de rêve dans Villefranche!


mercredi 8 octobre 2008

Flâner


Les jours passent légers et nous faisons rien.

Tanja est déjà ici, dans Villefranche, et les deux assemblées nous nous promenons, lisons poésie, buvons du vin par l'après-midi, en face de la mer qui apporte déjà la fraîcheur de l'automne à une Méditerranée de plus en plus bleue.

Des avantages : toutes.

Des inconvénients : tôt nous aurons à revenir à Paris, à la routine, au travail qui ne nous permet pas d'ouvrir les ailes autant que nous voulions.

Mais maintenant non.

Maintenant nous continuons de jouir.

Disculpez la lenteur du blog. Nous suivons en vacances.



Tanja et Monique